Les Pins Quotidiens de Krikor Agopian

Quand, il y a plus de 30 ans, il avait acquis
son appartement, il explosait de joie,
ayant trouvé sur une terre qu’il affectionne, un coin de paradis
où l’on pouvait compter 3 immeubles quasi petits et des
centaines de pins et d’arbres divers. Aujourd’hui, nous dit-il,
ce qui reste de ma pinède, c’est à peine quelques arbres
désolants entourés de blocs de béton!
Bien que ses compositions hyperréalistes, avec effets de lumière
loin de la bêtise et de la prétention humaine, continuent
leur chemin ainsi que ses symboles personnels surréalistes
tout en mouvements gracieux qui se détachent vers une vision
céleste; loin de lui ses toiles anatomiques et (malgré de
très nombreuses demandes) ses grenades appétissantes
éclatantes mûries au soleil du Liban!
Là, il dénonce avec tristesse et hurlements de douleur, les
arrache-racines que subit son pays de cœur, dû à la lâcheté
et au pouvoir. Ses arbres chéris resteront à jamais gravés
dans notre mémoire.